En mai 2025, nous avons participé à un stage de survie avec Saika. L'objectif de ces trois jours en pleine nature était d'acquérir les compétences et les connaissances nécessaires pour pouvoir randonner (et bivouaquer) en toute sécurité tous les trois.
Une fois les bases acquises, il a fallu trouver un lieu pour le faire en toute sérénité, car la réglementation pour randonner et bivouaquer avec son chien peut être très stricte selon les zones géographiques. Nous avions plusieurs contraintes : nous sommes partis au mois d'août et tenions à éviter absolument les pâturages avec chiens de protection, et nous souhaitions réaliser cette belle aventure en remontant de Saint-Pierre d'Entremont, où nous avons passé 3 jours à randonner dans le Massif de la Chartreuse.
C'est alors que nous sommes tombés sur l'article de Komoot expliquant les détails d'une boucle de 3 jours à réaliser dans le Massif des Bauges : de Curienne à La Thuile, en passant par la Pointe de la Galoppaz ! On s'est régalés.
Voici le parcours global :
On avait prévu une nuit en bivouac au niveau de La Pointe de La Galoppaz (la 1ère nuit), puis une nuit en gîte une fois arrivés à La Thuile (pour la 2ème nuit).
On est partis avec des sacs très lourds parce que les points d'eau sont très rares sur le parcours donc nous avions prévu 5 litres d'eau chacun pour pouvoir tenir les deux premiers jours et la première nuit en bivouac, ainsi que de la nourriture pour la 1ère journée et le premier soir.
Ensuite, nous avons pris tous nos repas à La Thuile (dès le 2ème jour, le midi).
Au départ de Curienne, nous avons garé le camping-car sur un parking dédié et vraiment top où peuvent stationner plusieurs véhicules sans soucis. Nous avons trouvé une place un peu à l'écart de façon à ne gêner personne durant nos 3 jours d'aventures à pied.
Pour cette première étape, nous avons rejoint la Pointe de La Galoppaz depuis Curienne. Il s'agit d'une étape de plus de 10 kilomètres, avec 1080 mètres de dénivelé positif.
Le terrain n'est pas particulièrement technique, en revanche ça grimpe ! Et parfois ça grimpe très dur même !
Mais on en a pris plein les yeux : des passages en pleine campagne, en forêt, sous les arbres et quand on a commencé à monter, la vue sur les montagnes était juste incroyable.
Je pense en revanche qu'on se souviendra toute notre vie de la dernière montée. Après plus de 4 heures de randonnée, c'était très physique quand même ! Je vous laisse en juger par vous-même grâce à la photo « vue de côté » juste en dessous.
Mais la vue une fois là-haut nous a vite fait oublier la difficulté pour y parvenir, clairement.
Une fois là-haut, on n'a malheureusement pas pu profiter tant que ça de la vue 360° car le sommet était envahi par des mouches volantes.
On est très vite redescendus un peu pour trouver un endroit sympa où monter notre tente au coucher du soleil (à partir de 19h). Il y a plusieurs spots plats très sympas, sans pour autant qu'on soit les uns sur les autres (il y avait 2 autres duos de campeurs ce soir-là).
Pendant la nuit, un troupeau de vaches est passé juste à côté de notre tente pour redescendre dans la vallée, puis elles sont remontées au petit matin. Aucun souci en matière de sécurité, nous sommes restés sous la tente et les vaches quant à elles sont restées très tranquilles. Elles n'étaient pas gardées par des chiens de protection (nous nous étions renseignés au préalable sur MapPatou) et n'ont pas du tout été perturbées par notre présence. Il faut juste s'attendre à être bercés au son des cloches une bonne partie de la nuit.
Au lever du jour, un peu avant 8h, on a replié la tente et on a repris la route. La réglementation en matière de bivouac l'impose mais de toute façon, avec le lever du soleil à cette période, la température grimpe vite, nous étions contents de redescendre un peu plus au frais.
Nous sommes donc redescendus de la Pointe de la Galoppaz vers Le Lac de La Thuile au petit matin.
Le parcours était moins difficile que la veille, mais on commençait à ressentir un peu de fatigue et des courbatures liées au poids du sac. Il y a eu quelques montées qui ont tiré un peu dans les cuisses, je ne vous le cache pas.
Mais nous avons encore eu une vue magnifique tout au long du parcours, avec un joli point de vue sur le lac de La Thuile qu'on allait rejoindre quelques heures plus tard.
Le gros avantage d'être repartis tôt, c'est que nous sommes arrivés à La Thuile un peu avant 12h et que nous avons pu avoir de justesse une table au seul restaurant ouvert ce jour-là sur La Thuile : L'Auberge du Lac.
Une super adresse si vous vous arrêtez là-bas ! On y a mangé à nouveau le soir (nous avions réservé une table à l'avance quelques jours auparavant). Il faut savoir qu'il n'y a pas de commerces au Lac de La Thuile. Du coup, pour se nourrir, il faut soit prévoir suffisamment de nourriture à emporter dans son sac, soit s'arrêter à L'Auberge du Lac.
On avait repéré une autre adresse mais elle était fermée le jour où nous sommes passés.
On a pu récupérer notre chambre au gîte d'Anne « Le P'tit bivouac ». Anne est une hôte d'une grande gentillesse au profil atypique ! Guide de montagne, elle accueille les randonneurs au lac de La Thuile l'été et passe l'hiver aux Antilles !
L'après-midi, nous sommes allés faire le tour du Lac de La Thuile à pied, puis nous sommes retournés au gîte pour faire une petite sieste.
Et puis après une douche et une bonne nuit de sommeil, nous avons repris la route.
Dernier jour de randonnée, et pas des moindres. Le tracé était moins difficile, mais la fatigue s'était accumulée donc on a eu quelques passages un peu durs quand même, surtout pour monter jusqu'au sommet de Montgelas où nous avons pris notre pique-nique : un sandwich préparé par Medhi, le chef de l'Auberge du Lac, qui a eu la gentillesse de nous préparer un petit encas pour notre descente finale.
Là encore, les paysages sont magnifiques et nous en avons pris plein les yeux pendant toute la descente.
Sur la fin du tracé, on a un peu bifurqué pour rester sur un terrain plus stable. On a finalement pris la Route de Saint-Michel et la route de La Thuile jusqu'au Boyat pour finir tout en douceur cette belle aventure.
Il y a plusieurs gîtes à La Thuile mais le logement d'Anne est vraiment atypique et très agréable. C'était une vraie petite bulle enchantée de s'arrêter chez Anne. Nous y avons été très bien accueillis avec Saika. La chambre est spacieuse et située juste à côté des toilettes et de la salle de bains.
Une pépite cet endroit, vraiment ! Les adresses sont rares pour manger à La Thuile, donc nous n'avions pas prévu de faire les difficiles. Mais alors, quelle merveilleuse surprise ! C'est un couple, Nathalie et Medhi, qui ont repris le restaurant il y a peu de temps et ils en ont fait un lieu d'exception. Nous y sommes allés à l'improviste pour le déjeuner (car nous n'étions pas sûrs d'arriver à temps pour le déjeuner), puis retourné le soir pour le dîner (nous avions réservé une table au préalable). Et Medhi a même accepté de nous préparer un sandwich pour notre pique-nique du lendemain midi. Bref, c'était parfait !